LE CIEL A BENI LA 35EME EDITION ET 8EME VHC DU VAISON LA ROMAINE :
SURPRISE, SUSPENS, FINAL A CINQ DIXIEME DE SECONDE.

Après les reconnaissances ensoleillées du dimanche, les conditions climatiques de la semaine alternant avec des froids sibériens et des remontées étonnantes des températures avec des trombes d’eau laissaient les organisateurs et équipages interrogatifs. Puis le président du Team Vasio Romain, Alain Cuer et Jacques Gauthier, président de l’Asa Vaisonnaise pouvaient être radieux car la météo difficile s’est mis en « vacances » durant les épreuves chronométrées et a permis à cette édition anniversaire de se dérouler dans d’excellentes conditions : routes sèches en grande partie, température douces et timing respecté.

Le VHC : Triniane A. Mahinc E. Vainqueurs de main de maître

Le rallye VHC  s’est ouvert avec une douce pensée pour notre premier de l’an passé Ronald Bertet, décédé tragiquement. Pour la huitième fois et par choix, les organisateurs souhaitent ce levé de rideau pour une poignée de passionnés, amoureux de belles mécaniques et nostalgiques.
Dès le départ, la Porsche 911 de Triniane Alain avec un petit nouveau dans le baquet de droite s’impose. Une autre Porsche, celle de Thierry Bousquet prend un bon départ en essayant de réduire l’écart de temps. Voilà le décor planté. Ainsi que les Deleuze sur la Renault R5. L’équipage Vaute-Jean toujours présents au Vaison vont arpenter le Haut Vaucluse et la Drôme Provençale en pays de connaissance sur l’Alpine 1300 sans embuches majeures. Encore une Porsche mais la 924, fera de même avec pour équipage Blache-Moreau. Une autre Alpine, la A110 va compléter le tableau des belles historiques menée par Bouchie-Colomban. La petite 205 Peugeot rallye de Chaix-Dubois va enchainer les 7 ES. Mais aussi la Golf GTI de l’équipage Sauerwein. Les spéciales identiques au rallye moderne, très courtes peuvent frustrer les VHC qui se réalisent mieux dans des parcours un peu plus longs. Mais ils trouvent le feeling et s’en sortent plus tôt bien avec des temps et des passages très intéressants.

Le moderne nous a tenu en haleine jusqu’au bout à cinq dixièmes de seconde :

Nous avions annoncé que tout pronostic serait hasardeux car tous avaient une carte à jouer et des surprises pourraient survenir. A l’issu de la première ES de Propiac, quelques cartes sont abattues et notamment le scratch de Bérard avec sa peugeot 207 S2000 devant Casciani, fidèle du vaison qui arrive avec son expérience, sa Ford Fiesta et son statut de favori. Scotto La Chianca reste dans le tempo avec sa skoda. Ensuite mais plus loin viennent Fontalba en R3 et Maillan. En F2000 c’est Masclaux qui prend le dessus. Grandordy, le local attaque fort aussi en N4. Sur ces ES techniques et courtes, il faut bien se positionner dès le départ.
Brantes va redonner de la vigueur à Casciani qui remonte Bérard. Idem pour Maillan qui passe Scotto et se place en 3ème position.
Après la ES3 de Veaux, la rentrée en parc fermé, les deux scratchs de Bérard, la remontée de Maillan, nous donne le  classement suivant  à l’issu de la première étape : Bérard devant Casciani à 4/10ème suivi de Maillan, Scotto, Fontalba, Masclaux et Grandordy. L’équipage corse Antonini-Chiappe est là aussi. Une 1ère journée qui voit se profiler le duel Bérard – Casciani avec un écart si infime que personne pourrait se hasarder à nouveau à  un pronostic. La bataille sera rude et il faudra tout donner. Le climat reste bon enfant car ces deux équipages sont certes combattifs mais fair play et sympathiques.

Dimanche 04 mars : tous arrivent sur le parc bon pied, bon œil. La météo est bonne, le choix des pneus en sera que plus facile malgré quelques coulées d’eau à Brantes et les cordes à respecter de Propiac.

Vaison reste le baromètre du début de saison et un bon terrain d’observation pour les divers groupes et classes pour la suite de la saison.
Dans la ES4 du matin, Scotto se fait plaisir et nous réalise le scratch ce qui lui permet de remonter pour la 3ème place qui se joue avec Maillan. Casciani s’envole à nouveau reprenant la 1ère place devant Bérard à 1 s 6. Il va falloir garder ses nerfs car rien n’est joué à ce stade. Fontalba et Grandordy semblent être très à l’aise. Masclaux s’accroche, Clier a abandonné car la mécanique en a voulu autrement. Et nos corses sont toujours là.
Piqué au vif Bérard attaque Brantes et grignote encore quelques dixièmes de seconde et réalise encore un scratch. Où vont-nous emmener ces deux là ? On vibre, on applaudie, on ne peut pas  préférer car ils sont sympathiques tous les deux, tous les quatre devrais je dire ; une chose se dégage c’est qu’ils ont un excellent pilotage et devront attaquer jusqu’au bout sur sol sec à présent et sans passage trop piégeux. Derrière,  Maillan creuse l’écart avec Scotto. Grandordy aussi généreux dans sa conduite survole le groupe N. De même pour Masclaux en F2000.

A l’issue de la ES6 de Veaux où Durand va signer le meilleur temps avec sa Renault Clio ; Bérard reprend l’avantage et se retrouve à 1.6 seconde de Casciani à l’entrée du parc de regroupement. Plus que l’ES7 où les choses peuvent encore s’inverser, habitués nous sommes puisque tout le week end s’est joué sur ce tempo pour ces deux là visiblement en partage pour la première marche.

L’ES7 suprêmement disputé par Casciani- Lillo qui réalise encore un scratch va laisser la victoire à Bérard- Roméro et à sa Peugeot 207 avec un écart de 5 dixième de seconde.  Maillan-Villanova monte sur la 3ème marche et fait mieux qu’en 2017 devant Scotto-Volpi, puis Fontalba-Hermet et Grandordy-Vincent 6ème et encore une fois 1er groupe N4. Masclaux-Junique qui ont mené un train d’enfer en F2000 abandonnent et laissent la place à Ragni-Bessi. Antonini-Chiappe rentrent en Corse avec une 3ème place en R. Notons dans les dix premières places Durand-Mercoiret sur Renault Clio,Cirasa-Borelli sur Peugeot 206. Egalement le podium féminin Bouchy Morgane – Comte Chloé à encourager car la parité dans le sport automobile, ce n’est pas vraiment pour tout de suite.

L’Asa Vaisonnaise au classement :

C’est Fred  Catelan, licencié de l’Asa Vaison avec sa Mitsubishi Lancer Evo IX   qui ouvrait en O Moderne, habitué  entre autre du Laragnais en groupe N.
Nous sommes ravis de la 6ème  place au scratch, 1er de groupe N4 de Grandordy- Vincent. La superbe saison 2017 réalisée se poursuit. Viguier-Lheritier avec la Mitsubishi Lancer Evo 6 terminent 3ème du groupe FN, 24ème au scratch. Puis Lanez-Hary 40ème,  Hauf A.-Hauf S 41ème, Illy J-Illy C 52 ème, Chiavarino –Herroin 57ème, Ayme- Pradier 73ème, Roque S-Buffaz 74 ème. D’autres ont eu moins de chance Clier après une excellente 1ère étape, a du abandonné sur ennui mécanique. Au cours de la ES4, la mécanique a failli pour Roque-Roque et Martin-Deboulle. Pour Chambovet-Corbice, une sortie de route dans la ES7 l’a privé de l’arrivée finale.

Cette 35ème édition nous a enchantés par un beau spectacle,  de l’excellent pilotage, des visuels étudiés ou pas dans les divers groupes et classes et un duel à la hauteur des deux adversaires : loyal et sans concession. On demandera la revanche lors de la 36ème édition. En fin d’après midi, la remise des prix a réuni les équipages, les partenaires, les collectivités et bien sûr les bénévoles si importants dans une telle manifestation. Puis après ce cadeau météorologique du ciel, cette parenthèse,  la pluie a repris à son idée.

Elisabeth Bassotti