Les 10 Rallye de Vaison La Romaine

Dès la première année en 1984, 64 équipages s’élancent pour une seule journée de compétition avec Buisson et Suzette comme spéciales à parcourir quatre fois.
-1985, toujours deux spéciales à parcourir quatre fois, mais Buisson est rallongé côté village et 96 concurrents sont maintenant au départ et Oooh ! Surprise, la neige est au rendez-vous, de la première spéciale Suzette.
– 1986, pour la troisième année le Rallye commence à acquérir de la renommée et c’est sur le même parcours que 130 équipages s’affrontent et que 109 sont classés à l’arrivée.
– 1987, 123 partants et 96 classés confirment l’évolution de 1986 et le public vient de plus en plus nombreux.
– 1988, le Comité d’Organisation fort du succès des années antérieures, décide d’organiser l’épreuve spéciale de Buisson dès le samedi en nocturne. 95 véhicules figurent au classement sur 127 au départ.
– 1989, le Rallye subit aussi sa révolution et se déroule sur deux journées complètes, avec pour la première fois la spéciale de Veaux le Samedi après-midi.
– 1990, le Rallye prend son rythme de croisière, et c’est sur le même parcours, que s’affrontent pas moins de 140 concurrents.
– 1991, c’est l’année de l’affluence, 157 engagements parviennent aux organisateurs. Il y a en fait 147 partants et 112 classés.
– 1992, un nouveau parcours a été élaboré, mais pour diverses raisons techniques, le rallye est resté dans la même configuration que 1991.

LE CIEL A BENI LA 35EME EDITION ET 8EME VHC DU VAISON LA ROMAINE :
SURPRISE, SUSPENS, FINAL A CINQ DIXIEME DE SECONDE.

Après les reconnaissances ensoleillées du dimanche, les conditions climatiques de la semaine alternant avec des froids sibériens et des remontées étonnantes des températures avec des trombes d’eau laissaient les organisateurs et équipages interrogatifs. Puis le président du Team Vasio Romain, Alain Cuer et Jacques Gauthier, président de l’Asa Vaisonnaise pouvaient être radieux car la météo difficile s’est mis en « vacances » durant les épreuves chronométrées et a permis à cette édition anniversaire de se dérouler dans d’excellentes conditions : routes sèches en grande partie, température douces et timing respecté.

Le VHC : Triniane A. Mahinc E. Vainqueurs de main de maître

Le rallye VHC s’est ouvert avec une douce pensée pour notre premier de l’an passé Ronald Bertet, décédé tragiquement. Pour la huitième fois et par choix, les organisateurs souhaitent ce levé de rideau pour une poignée de passionnés, amoureux de belles mécaniques et nostalgiques.
Dès le départ, la Porsche 911 de Triniane Alain avec un petit nouveau dans le baquet de droite s’impose. Une autre Porsche, celle de Thierry Bousquet prend un bon départ en essayant de réduire l’écart de temps. Voilà le décor planté. Ainsi que les Deleuze sur la Renault R5. L’équipage Vaute-Jean toujours présents au Vaison vont arpenter le Haut Vaucluse et la Drôme Provençale en pays de connaissance sur l’Alpine 1300 sans embuches majeures. Encore une Porsche mais la 924, fera de même avec pour équipage Blache-Moreau. Une autre Alpine, la A110 va compléter le tableau des belles historiques menée par Bouchie-Colomban. La petite 205 Peugeot rallye de Chaix-Dubois va enchainer les 7 ES. Mais aussi la Golf GTI de l’équipage Sauerwein. Les spéciales identiques au rallye moderne, très courtes peuvent frustrer les VHC qui se réalisent mieux dans des parcours un peu plus longs. Mais ils trouvent le feeling et s’en sortent plus tôt bien avec des temps et des passages très intéressants.

Le moderne nous a tenu en haleine jusqu’au bout à cinq dixièmes de seconde :

Nous avions annoncé que tout pronostic serait hasardeux car tous avaient une carte à jouer et des surprises pourraient survenir. A l’issu de la première ES de Propiac, quelques cartes sont abattues et notamment le scratch de Bérard avec sa peugeot 207 S2000 devant Casciani, fidèle du vaison qui arrive avec son expérience, sa Ford Fiesta et son statut de favori. Scotto La Chianca reste dans le tempo avec sa skoda. Ensuite mais plus loin viennent Fontalba en R3 et Maillan. En F2000 c’est Masclaux qui prend le dessus. Grandordy, le local attaque fort aussi en N4. Sur ces ES techniques et courtes, il faut bien se positionner dès le départ.
Brantes va redonner de la vigueur à Casciani qui remonte Bérard. Idem pour Maillan qui passe Scotto et se place en 3ème position.
Après la ES3 de Veaux, la rentrée en parc fermé, les deux scratchs de Bérard, la remontée de Maillan, nous donne le classement suivant à l’issu de la première étape : Bérard devant Casciani à 4/10ème suivi de Maillan, Scotto, Fontalba, Masclaux et Grandordy. L’équipage corse Antonini-Chiappe est là aussi. Une 1ère journée qui voit se profiler le duel Bérard – Casciani avec un écart si infime que personne pourrait se hasarder à nouveau à un pronostic. La bataille sera rude et il faudra tout donner. Le climat reste bon enfant car ces deux équipages sont certes combattifs mais fair play et sympathiques.

Dimanche 04 mars : tous arrivent sur le parc bon pied, bon œil. La météo est bonne, le choix des pneus en sera que plus facile malgré quelques coulées d’eau à Brantes et les cordes à respecter de Propiac.

Vaison reste le baromètre du début de saison et un bon terrain d’observation pour les divers groupes et classes pour la suite de la saison.
Dans la ES4 du matin, Scotto se fait plaisir et nous réalise le scratch ce qui lui permet de remonter pour la 3ème place qui se joue avec Maillan. Casciani s’envole à nouveau reprenant la 1ère place devant Bérard à 1 s 6. Il va falloir garder ses nerfs car rien n’est joué à ce stade. Fontalba et Grandordy semblent être très à l’aise. Masclaux s’accroche, Clier a abandonné car la mécanique en a voulu autrement. Et nos corses sont toujours là.
Piqué au vif Bérard attaque Brantes et grignote encore quelques dixièmes de seconde et réalise encore un scratch. Où vont-nous emmener ces deux là ? On vibre, on applaudie, on ne peut pas préférer car ils sont sympathiques tous les deux, tous les quatre devrais je dire ; une chose se dégage c’est qu’ils ont un excellent pilotage et devront attaquer jusqu’au bout sur sol sec à présent et sans passage trop piégeux. Derrière, Maillan creuse l’écart avec Scotto. Grandordy aussi généreux dans sa conduite survole le groupe N. De même pour Masclaux en F2000.

A l’issue de la ES6 de Veaux où Durand va signer le meilleur temps avec sa Renault Clio ; Bérard reprend l’avantage et se retrouve à 1.6 seconde de Casciani à l’entrée du parc de regroupement. Plus que l’ES7 où les choses peuvent encore s’inverser, habitués nous sommes puisque tout le week end s’est joué sur ce tempo pour ces deux là visiblement en partage pour la première marche.

L’ES7 suprêmement disputé par Casciani- Lillo qui réalise encore un scratch va laisser la victoire à Bérard- Roméro et à sa Peugeot 207 avec un écart de 5 dixième de seconde. Maillan-Villanova monte sur la 3ème marche et fait mieux qu’en 2017 devant Scotto-Volpi, puis Fontalba-Hermet et Grandordy-Vincent 6ème et encore une fois 1er groupe N4. Masclaux-Junique qui ont mené un train d’enfer en F2000 abandonnent et laissent la place à Ragni-Bessi. Antonini-Chiappe rentrent en Corse avec une 3ème place en R. Notons dans les dix premières places Durand-Mercoiret sur Renault Clio,Cirasa-Borelli sur Peugeot 206. Egalement le podium féminin Bouchy Morgane – Comte Chloé à encourager car la parité dans le sport automobile, ce n’est pas vraiment pour tout de suite.

L’Asa Vaisonnaise au classement :

C’est Fred Catelan, licencié de l’Asa Vaison avec sa Mitsubishi Lancer Evo IX qui ouvrait en O Moderne, habitué entre autre du Laragnais en groupe N.
Nous sommes ravis de la 6ème place au scratch, 1er de groupe N4 de Grandordy- Vincent. La superbe saison 2017 réalisée se poursuit. Viguier-Lheritier avec la Mitsubishi Lancer Evo 6 terminent 3ème du groupe FN, 24ème au scratch. Puis Lanez-Hary 40ème, Hauf A.-Hauf S 41ème, Illy J-Illy C 52 ème, Chiavarino –Herroin 57ème, Ayme- Pradier 73ème, Roque S-Buffaz 74 ème. D’autres ont eu moins de chance Clier après une excellente 1ère étape, a du abandonné sur ennui mécanique. Au cours de la ES4, la mécanique a failli pour Roque-Roque et Martin-Deboulle. Pour Chambovet-Corbice, une sortie de route dans la ES7 l’a privé de l’arrivée finale.

Cette 35ème édition nous a enchantés par un beau spectacle, de l’excellent pilotage, des visuels étudiés ou pas dans les divers groupes et classes et un duel à la hauteur des deux adversaires : loyal et sans concession. On demandera la revanche lors de la 36ème édition. En fin d’après midi, la remise des prix a réuni les équipages, les partenaires, les collectivités et bien sûr les bénévoles si importants dans une telle manifestation. Puis après ce cadeau météorologique du ciel, cette parenthèse, la pluie a repris à son idée.

Elisabeth Bassotti

Le 10ème Rallye de Vaison La Romaine

 » Parce qu’il faut que vive Vaison, et que les siens reprennent espoir ».

C’est en ces termes dictés par Monsieur le Maire Claude HAUT, que le bureau du Team trouve les ressources morales pour prendre la décision de maintenir aux dates prévues, les 6 et 7 Mars 1993, l’organisation du Rallye.
Ce ne sont pas moins de 118 équipages venus de 14 départements différents qui se présentent aux vérifications techniques et administratives.
Des messages de soutiens ainsi que des coupes et des chèques provenant des clubs et Associations Sportives Automobile de toute la France réconfortent les organisateurs et confirment leur décision. De nombreux commissaires de route et officiels proposent leurs services.
Durant la cérémonie de remise des prix certains concurrents décident de faire don de leurs primes d’arrivées aux sinistrés du 22 Septembre 1992.
C’est un chèque de 8 600 F. qui est remis par le Président du Team Vasio Romain le 20 Juillet 1993 aux représentants du Lions Club Vaisonnais chargés de répartir cette somme.

34ème RALLYE VAISON 2017: GLISSANT ET EXALTANT PUPPO-VILANOVA RECIDIVENT

La météo capricieuse et indomptable a rendu cette 34ème édition indécise jusqu’à la fin avec un fort mauvais temps le samedi et un dimanche en demi-teinte.

Les organisateurs Alain Cuer, Président du Team Vasio Romain, et Jacques Gauthier, Président de l’Asa Vaisonnaise ne masquaient pas leur inquiétude au vu des bulletins météo. Ils ont du prendre rapidement des dispositions pour palier à ce déferlement de mauvais temps samedi: vérifications techniques déplacées dans un endroit sec de repli, renforcement de la sécurité dans les ES, plusieurs passages des voitures sécurité organisation sur le parcours. Malgré ces impondérables, le timing du rallye a pu être respecté.

Le VHC: Bertet R. – Branchard S. succèdent à Triniane A. -Triniane MF
Pour la septième fois, le rallye VHC (voitures historiques de compétition) a ouvert ce rallye: les amoureux des voitures plus anciennes, Renault 5Ggt, Porsche, Talbot, Alpine, Ford escort ont pu suivre les véhicules engagés. Un grand bravo aux équipages qui ont terminé l’épreuve. Avec les 7 ES d’une technicité avérée, très rapides et glissantes à cause de la météo difficile, la préparation des véhicules devait être excellente au risque de la panne mécanique. Néanmoins, au classement scratch, les premiers VHC obtiennent de bons résultats et Bertet-Branchard emportent cette 34ème édition sur R5 Turbo devant Ponzevera-Hebert, habitué du Vaison sur La Porsche911 SC puis Triniane-Gambassi Alain et Marie-France sur Porsche 911 RSR et Rebollo-Chabrier sur Talbot Samba.

Les VHC font partie intégrante du rallye de Vaison et chaque année, les organisateurs souhaitent avoir plus de participants afin de présenter un panel de véhicules plus élargi aux amateurs de belles cylindrées d’époque. Qu’on se le dise pour la date anniversaire du 35ème!

Le moderne nous a fait vibrer: Avec un plateau digne d’un national, c’était couru qu’il y aurait de la bagarre pour faire un podium, difficile de pronostiquer. Par contre la météo qui s’est invitée va déterminer un choix de pneus aux conséquences déterminantes puisque pas d’assistance lors de la 1ère étape du samedi. Gare aux mal chaussés ou aux deux roues motrices…

Vaison reste le baromètre du début de saison et un bon terrain d’observation pour les divers groupes et classes et la future finale en Paca.

C’est Anthony Puppo sur sa Skoda Fabia qui s’était taillé la part du lion l’année dernière devant Franck Grandordy. Cette année le retour du régional Stéphane Pellerey absent depuis trois ans et vainqueur en 2013 et 2014 va pimenter l’épreuve. Les uns et les autres devront piloter sous un asphalte glissant avec des cordes qui peuvent être sales rendant les trajectoires plus hasardeuses.

A l’issu de la 1ère étape: Puppo déterminé – Pellerey bonne osmose avec la 208 T16 – Arzeno brillant – Ciaramitaro en embuscade – Grandordy acccrocheur en groupe N.

Un tête à queue de Pellerey – Kloniecki dans la montée de Propiac ES1 fait perdre une bonne quinzaine de seconde sur Puppo – Vilanova les leaders déterminés qui terminent 1er sans être inquiétés.

On notera le joli quatrième temps de Frédéric Maillan pour ses premiers kilomètres en 207 S2000 dans la Combe de Veaux.

Mathieu Arzeno reste un bon leader du R3 et se trouve à la troisième marche provisoire. On remarque aussi Raphaël Ibanez dans le groupe GT10, 18e du classement, Jérôme Bacchetti mène le groupe F2000 mais avec juste 1s1 sur Flores et 3s5 sur Lubrano.

La 2ème étape et le final:
Le dimanche autre jour, autres conditions pour les premiers partants.
Dès la ES4 Pelleret va réaliser le meilleur temps dans Propiac et avec un pilotage au top va signer une fois de plus un super temps dans Brantes en reprenant plus de 7 secondes au leader Anthony Puppo qui reste régulier.

Derrière les R5, Mathieu Arzeno brille toujours et se maintient devant l’autre R5 de Stéphane Ciaramitaro. On notera également la belle sixième place provisoire de Quentin Ribaud, toujours au volant de sa 208 R2.

Suite à un tête à queue de Pellerey dans la ES6, tout espoir d’inquiéter les leaders est perdu qui se trouvent avec près de 30 secondes d’avance. Et c’est Ciaramitaro qui prend l’avantage sur Arzeno.
A l’arrivée la troisième place revient à une autre R5, celle de Stéphane Ciaramitaro. Toujours aussi impressionant Mathieu Arzeno accède à la quatrième place et remporte la classe R3 devant Quentin Ribaud, vainqueur de la classe R2. A la huitième place, Fabrice Calascione décroche le groupe A alors que le groupe GT revient à Raphaël Ibanez et le groupe N à Franck Grandordy.

L’Asa vaisonnaise en bonne place au classement
Pellerey – Kloniecki 2ème au scratch. En 12ème place Grandordy-Vincent 12ème 1er groupe et classe N4. Dagan qui copilote Flores 22ème 5ème groupe et classe F2 14. Marquez qui copilote Sauvaigo 44 ème 19ème R3T. Farnier-Perdereau 74ème 11ème N 2ème 2SE. Micoud-Micoud 83ème 17ème N2. Ayme-Pradier 92ème 22ème FA 6. Abandons pour soucis mécaniques de Cot Gael-Santaluca, Illy-Brochier, Martin-Deboulle.

Ce que l’on peut mettre en avant dans cette 34ème édition est l’excellent niveau, du beau pilotage dans les divers groupes et classes, et aussi de spectaculaires passages volontaires ou pas…

En fin d’après-midi, la remise des prix s’est déroulée en présence de tous les partenaires et de toutes les collectivités: une occasion de remercier chaleureusement tous les bénévoles sans qui ce rallye ne pourrait avoir lieu.

Elisabeth Bassotti